Pendant les années 1990, une première coalition pour la promotion de l’histoire au Québec avait vu le jour, dans le contexte de l’après-référendum, du rapport final des États généraux sur l’éducation et du rapport Lacoursière. Plusieurs réunions s’étaient tenues et de nombreuses recommandations sur l’enseignement de l’histoire avaient été faites (voir le Bulletin d’histoire politique, volume 5, no 1, automne 1996).

 

De juin à octobre 1996, la coalition, présidée par M. Jean-Claude Germain, avait entrepris une véritable croisade pour élargir la place de l’histoire à tous les niveaux. La Société St-Jean-Baptiste de Montréal l’avait initiée, et ses activités se déroulaient en même temps que les comités instaurés à la suite du rapport des États généraux. La SPHQ en avait fait partie dès le début. Les principes mis de l’avant étaient : la présence de l’histoire à tous les niveaux du système scolaire ; la promotion et la revalorisation de l’histoire dans l’ensemble de la société ; la nécessité de l’enseignement de l’histoire nationale. Plusieurs recommandations émises par cette coalition et par le Rapport Lacoursière de 1996 n’ont été que partiellement réalisées. Ces recommandations visaient à ce que le ministère de l’Éducation offre des cours d’histoire à chaque année du primaire et du secondaire, et qu’il augmente les cours d’histoire au collégial..

 

Créée au printemps 2009, la nouvelle coalition a pour mandat de faire la promotion de l’enseignement de l’histoire à tous les ordres d’enseignement pour permettre aux jeunes québécois de toutes origines d’acquérir une meilleure connaissance de l’histoire du Québec, du Canada et du monde occidental et non occidental. Elle a des objectifs et des moyens d’action à court et à moyen terme visant non seulement à faire pression sur le gouvernement et à sensibiliser la population, mais aussi à produire des études sur l’état des lieux et des outils pédagogiques pour les enseignants.

 

Attendu la mission de la SPHQ, qui est de promouvoir l’enseignement de l’histoire au Québec sous tous ses aspects, de mener des campagnes d’information ou d’éducation, de faire des représentations et des recherches concernant l’enseignement de l’histoire au Québec et de développer des alliances avec d’autres organismes ; attendu sa résolution unanime ratifiée au 46e congrès de 2008, mandatant le CA pour rencontrer d’autres organismes en faveur de la promotion de l’histoire ; attendu sa résolution unanime ratifiée au 45e congrès de 2007, demandant que la question nationale soit rendue beaucoup plus visible dans le programme d’histoire et éducation à la citoyenneté du 2e cycle du secondaire, la SPHQ est partie prenante de cette deuxième coalition pour l’enseignement de l’histoire, qui reprend notamment des éléments exprimés par les enseignantes et enseignants dans leurs lettres envoyées au printemps 2009 à madame la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, notamment que le programme d’histoire et éducation à la citoyenneté du 2e cycle du secondaire puisse être enseigné sur deux ans.

 

Plusieurs organismes se sont joints à la Coalition, tels que l’Association des professeures et des professeurs d’histoire des collèges du Québec (APHCQ), la Société du patrimoine politique du Québec, la Fondation Lionel-Groulx, la Fondation du Prêt d’Honneur, la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois, les Lieux de mémoire communs franco-québécois, la Société historique de Montréal ainsi que des intervenants et des chercheurs. Les recommandations touchent tous les ordres d’enseignement, mais principalement celui du secondaire.

 

La SPHQ représente à la coalition les enseignantes et les enseignants d’histoire et éducation à la citoyenneté du Québec. Joignez-la.